Maman

Maman arrive au bout de son voyage. Elle se prépare et moi j’ai peur.

Texte, interprétation, chants et mise en scène : Hamadi

Présentation

Depuis plusieurs années, Hamadi nous propose le roman d’un étranger, un travail d’écriture et de spectacles sur les questions de l’altérité de ceux qui ont expérimenté ou à qui ont été transmises les histoires d’exils et de déplacements.

Après
Dieu, spectacle qui investigue la question des religions, des « églises » et de leurs dérives,
Papa est en voyage, prix de la critique, meilleur seul en scène 2008 qui relate une vision de l’immigration loin de tous les poncifs habituels au travers du regard d’un enfant,
Sans ailes et sans racines, spectacle primé par la presse à Avignon, meilleur spectacle du Off 2009, qui met en confrontation un père laïque et son fils, islamiste radical,
Les Barbares, qui propose le récit singulier et tragique d’un clandestin, Un fils de notre temps récit d’un « revenant » de Syrie… (sur les engagements des jeunes dans le radicalisme politique et religieux) et qui est une suite à Sans ailes et sans racines.

Hamadi nous propose le cinquième volet de ces chroniques : Maman (ou je vois sans yeux et sans bouche je crie). C’est l’enfant de Papa est en voyage qui est parti avec sa mère pour rejoindre le père émigré. Il se retrouve quarante ans plus tard confronté aux derniers jours de sa mère et de son désir de retourner mourir dans son pays de naissance.

C’est un récit à une voix, un monologue de théâtre à double entrée : le récit du fils et le jeu de la vie écoulée par la mère. Le spectacle nous propose une sorte de va et vient entre réalité et fiction, une manière de réinventer des pans entiers de ce qui a été vécu à l’éclairage de ce moment crucial de la fin de vie. Il pose aussi des questions fortes comme : Que faire de nos anciens lorsque le temps est venu de les entendre dans leur fin proche ? Comment l’exil et l’émigration rendent cette question autrement poignante et essentielle ?

Comment les héritiers de ces histoires à la fois tragiques et cocasses à certains égards se mesurent au temps qui passe, à la fin d’une génération, à la rupture d’une chaîne de transmission, au choix douloureux du lieu pour le dernier repos…

Ce spectacle rencontre le tragique de nos existences mais, grâce à la mise en scène et au jeu, s’en dégage par le dérisoire des situations évoquées à la manière parfois burlesque des grandes comédies italiennes des années 50.

Distribution/Mentions 

Texte, interprétation, chants et mise en scène : Hamadi
Regard extérieur : Soufian El Boubsi
Création lumières et vidéo : Frédéric Nicaise
Chants et musique : Morgiane El Boubsi & Romain Dandoy avec l’aide de la SACD

Diffusion : La Charge du Rhinocéros

Informations pratiques

Durée : 70 minutes
Public : Tout public
Code Art et vie :

Ce qu’en dit la presse

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