Qui est blanc dans cette histoire ?

De et avec
Raphaëlle Bruneau
Mise en scène
Marie-Hélène Balau

Propos

« J‘ai trois fils métis. Les gens voient toujours sur leurs visages pourtant très dilués, le noir. Au départ de ce spectacle, il y a une centaine de lettres écrites par mon arrière grand-oncle, missionnaire au Congo Brazzaville à la fin du XIXe siècle. Ma tante me les envoie parce que je porte le même prénom que cet ancêtre commun. Je décide que c’est là que j’ai envie d’aller : là où ça gratte. Je me mets à décortiquer ces lettres, je garde celles qui m’intéressent, je constitue une sorte de puzzle. Je lis des livres d’histoire, de géographie, pour essayer de comprendre dans quel cadre se raconte cette histoire. Je cherche des points de vue de congolais de l’époque. Parallèlement, j’écris une sorte de journal de bord de ce que je ressens pendant ce travail. C’est-à-dire énormément de colère.», raconte Raphaëlle Bruneau.
Ce spectacle met en parallèle trois histoires : celle d’un missionnaire parti au Congo à la fin du XIXe siècle, celle d’une jeune congolaise de la même époque et celle d’une femme d’aujourd’hui, mère de trois enfants métis et consciente de cet héritage colonial. Construit à partir d’archives familiales et de témoignages, ce monologue de Raphaëlle Bruneau pose la question des traces indélébiles que laisse l’histoire coloniale dans les rapports de force d’aujourd’hui et le racisme qui en découle.

Distribution/Mentions 

De et avec
Raphaëlle Bruneau
Mise en scène
Marie-Hélène Balau
Régie générale technique
Raphaël Rubbens
Scénographie et conception lumière
Raphaël Rubbens
Création sonore
Guillaume Istace

Diffusion
La Charge du Rhinocéros
Coproduction
Espace Magh et la Charge du Rhinocéros avec le soutien du Festival de liège

Informations pratiques

Durée : 1h
Public : à partir de 14 ans
Code Art et vie : /

Ce qu’en dit la presse

« De mon point de vue, l’intérêt principal se situe du côté de l’héritage colonial, un sujet qui est peu abordé à ma connaissance (ou avec une discrétion subie ou volontaire) à partir du vécu occidental. Ce qui tombe plutôt bien, comme c’est le cœur de la pièce. Il est intéressant en tant qu’il porte en lui une question universelle : la responsabilité à l’égard des générations futures. »
Benjamin Sablain – Karoo, 02/03/20