Hewa Rwanda, lettre aux absents
Dorcy Rugamba/Majnun
Propos
Tous les ans, Dorcy Rugamba revient à Kigali dans la maison de sa famille : il y a toujours du lierre sur les murs, des callas et des langues de feu sur la terrasse, le palmier et le papayer à l’entrée, le Mont Jali au Nord, le Mont Kigali au Sud. Mais pendant des années, ce retour a été impossible.
Dans cette lecture, qui est tout à la fois une lettre d’amour pour ceux qui ne sont plus, un hymne à la vie, une part du culte des ancêtres, Dorcy Rugamba s’adresse à son père, à sa mère, à tous les absents. Il dit ce qu’il a vu et appris auprès d’eux, l’enfant et le jeune homme qu’il était, le temps qu’il a fallu après, pour accepter l’inacceptable. Il se tient au plus près des absents, il honore leur mémoire et leur vie, il explore le monde d’avant pour dire sa beauté et sa poésie et s’interroge : Comment traduire en mots ce qui est hors de portée ?
Ecrivain et figure majeure de la scène culturelle rwandaise, Dorcy Rugamba nous offre un récit bouleversant, porté par une écriture, une voix, une intensité rare.

Trente ans après le traumatisme du génocide des Tutsis, la figure majeure du théâtre rwandais Dorcy Rugamba ouvre un espace de communion avec les absent·e·s. Accompagné du musicien sénégalais Majnun, ils mettent en place une singulière cérémonie pour sa famille disparue et pour les milliers de Tutsis fauchés par une indicible haine en 1994. Dans une lecture-spectacle délicate et bouleversante, tirée de son livre, il conjugue récits personnels et chants pour tracer un nouveau chemin vers celles et ceux qui ne sont plus.
Mû par l’héritage artistique et spirituel de son père poète et chorégraphe, Dorcy fusionne gestes et oralité, inventant une pratique vivante du devoir de mémoire. Afin de composer avec l’impensable, sa plume percutante s’enfonce au cœur du drame et trouve les mots qui apaisent. Dans son regard lucide mais serein se dessine un pays où la vie triomphe enfin.
Par Philippe Couture
Sur le spectacle
« Dorcy Rugamba porte lui-même, au plateau, sa langue d’une grande clarté et d’une grande beauté, qui dit l’amour qu’il porte à ses mort.es. »
Les Zébrures
« During the handful of moments that Majnun and Rugamba move and sing together, the work moves into another space — with the blending vocals and synchronised bodies reflecting the deep connections explored in Rugamba’s stories. »
Farrin Foster for Adelaide Festival, Australia
« Retourner dans la maison de son enfance, là où ses proches ont été massacrés, et voir son enfant rire dans cet espace autrefois marqué par la tragédie, devient un acte puissant de réconciliation et d’hommage. »
Le Carrefour de Québec
« In Hewa Rwanda – Letter to the absent Rugamba has woven together a suite of poetry, music, and story telling that not only captures the pain, but also its mirror – the love from which the pain springs »
Festival review: Hewa Rwanda – Letter to the absent
« On y revient donc ici d’une manière toute personnelle, et ce qui frappe dès l’entrée en scène de Dorcy Rugamba accompagné du musicien Majnun, c’est leur attitude qu’il garderont durant toute leurs interventions : une grave et fière rectitude d’hommes debout face à l’innommable »
REVUE FRICTIONS Incisives Zébrures
Sur le livre
« Dorcy Rugamba dresse dans ce récit admirable, sobrement métaphysique, un tombeau aux siens »
Télérama
« Un livre incontournable, trente ans après le génocide des Tutsis. Ce livre fera date. Ecrire après ? Ecrire comment ? Sur scène et dans ce récit, le survivant a réussi, comme il l’ambitionnait, à bâtir une conscience commune. »
Le Point
« Un texte bouleversant. Si cet engagement pour écrire la mémoire d’une tragédie est collectif, le texte tira sa force parce qu’il est intensément personnel, intime. »
Le Figaro littéraire
« Le texte d’une vie (…) Un essai de survie nourri de poésie et de méditations. »
Le Monde des livres
« Dans ce magnifique texte où les morts sont si vivants, l’auteur propose une méditation splendide sur la perte brutale des aimés, sur la manière dont ils continuent à vivre en nous »
La Croix
Distribution/Mentions
Auteur : Dorcy Rugamba
Interprètes : Dorcy Rugamba et Majnun
Création musicale : Majnun et Akasha
Production : RAI – Rwanda Arts Initiative (Rwanda), La Charge du Rhinocéros (Belgique)
Stage manager : Jules Niyonkuru
Consulting Producer: Ellen Dennis (USA)
Diffusion : La Charge du Rhinocéros (Belgique)
Livre publié aux éditions JC Lattès (France)
Spectacle en français et anglais.
Surtitrages en français, anglais, espagnol, allemand et portugais
Informations pratiques
- Durée : 1h20
- Public : à partir de 14 ans